Comment concilier impact positif et génération de valeur ?

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) englobe trois thèmes : l’environnemental, le social et la gouvernance. Elle cherche à donner à l’entreprise un autre rôle que celui de générer des profits en lui offrant la possibilité d’avoir un impact positif sur la société. 

L’enjeu des entreprises aujourd’hui se regroupe en trois catégories, appelées les « 3 P », People, Planet, Profit. Cela signifie trouver une manière pour l’entreprise de créer un impact positif au niveau :

– Des dimensions de profitabilité, 

– Des people : c’est-à-dire les collaborateurs et l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise que sont les utilisateurs ou les consommateurs de ses produits/services, 

– De la planète : l’impact que l’entreprise se doit d’avoir sur l’environnement. 

Tout cela se pose dans le contexte du dérèglement climatique et du réchauffement de la planète qui sont les enjeux de quête de sens, à la fois des collaborateurs et des utilisateurs des produits d’entreprise.

Les obligations actuelles et à venir des entreprises

Qu’est-ce que la RSE ?

La Responsabilité Sociétale des Entreprises est « Un concept qui désigne l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ». En d’autres termes, la RSE est la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable. 

Les trois piliers de la RSE découlent des dix-sept Objectifs de Développement Durable définis par l’ONU. Les enjeux RSE traduisent les obligations environnementales des entreprises mais ont aussi un impact important sur son activité (son business model, sa capacité à créer de la valeur et à être résiliente). Une entreprise qui pratique la RSE va donc chercher à avoir un impact positif sur la société tout en étant économiquement viable.

Les engagements des entreprises

La réglementation (la NFRD) impose donc certaines obligations aux entreprises afin de remplir leurs obligations environnementales. 

 

  • La déclaration de performance extra-financière 

Actuellement, la réglementation impose aux entreprises de plus de 500 salariés l’obligation d’établir une Déclaration de Performance Extra Financière.

Ce rapport doit décrire les principaux risques liés à l’activité de la société, sa politique pour les identifier, les prévenir, et le résultat de cette politique exprimé par des indicateurs clés de performance. La réglementation a évolué en 2022 à la suite du Règlement « Taxonomie » qui prévoit un système de classification permettant de déterminer si telle ou telle activité d’une entreprise peut être considérée comme « durable ».

Les sociétés soumises à la DPEF devront donc identifier, classer leurs activités et fournir les informations permettant de déterminer celles qui sont durables. 

L’actuelle réglementation est en pleine évolution et se transforme en une nouvelle directive : la CSRD.

Cette dernière applique la déclaration de performance extra-financière aux entreprises, cotées ou non, remplissant a minima deux des trois critères suivants : bilan total supérieur à 20 millions d’euros, chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros, effectif total supérieur à 250 salariés. 

 

Ces entreprises ont alors l’obligation de fournir des données sur les trois piliers : 

  • Gouvernance : charte éthique et politiques en découlant ; 
  • Environnement : consommation de ressources ;
  • Social : amélioration des conditions de travail, égalité des chances… 

La nature et le degré de précision des informations qui devront figurer dans le rapport de gestion seront renforcés et celui-ci devra être établi dans un format électronique unique. 

En outre, des normes précises devront être proposées par un organisme dédié (l’EFRAG).

 

  • La taxonomie verte : 

La taxonomie verte est la classification standardisée des activités économiques contribuant à la réalisation d’objectifs environnementaux. Elle permet l’évaluation de la durabilité de quatre-vingt-dix activités économiques selon différents niveaux :

– Les activités qui sont déjà considérées comme bas-carbone et compatibles avec l’accord de Paris ;

– Les activités qui contribuent à la transition vers une économie zéro émission nette en 2050 ;

– Les activités qui permettent le « verdissement » ou la réduction des émissions d’autres activités.

Cela concernera à partir de l’exercice 2024 : les grandes entreprises de plus de 500 salariés déjà soumises à la NFRD, à partir de l’exercice 2025 : les grandes entreprises non soumises à la NFRD et à partir de l’exercice 2026 : les PME cotées en bourse.

 

  • Le bilan carbone : 

Le bilan carbone est un outil développé par l’ADEME permettant d’analyser les quantités de gaz à effet de serre émise

Pourquoi nos dirigeants se posent-ils ces questions RSE ?

Les raisons pour lesquelles les dirigeants en arrivent à se poser la question de ses problématiques et vouloir mettre en place une politique RSE dans leur entreprise peuvent être diverses.

Elles peuvent varier selon les entreprises, cependant on peut distinguer quatre raisons principales qui découlent des domaines de la prévention des risques, de la recherche d’opportunités ou de la conviction personnelle du dirigeant. 

 

Première raison : Les contraintes posées par une réglementation contraignante et stricte qui évolue encore. Cela pose la nécessité pour les entreprises, à partir d’un certain seuil, d’effectuer un reporting sur la mise en œuvre de leurs stratégies RSE. 

 

Deuxième raison : la prévention des risques que les produits d’entreprise peuvent poser par rapport à l’environnement, critère important dans l’attachement des collaborateurs à l’entreprise. 

 

Troisième raison : la conviction personnelle du dirigeant qui est conscient que son entreprise doit avoir un impact positif sur la société.

 

Quatrième raison : la recherche d’opportunités puisque les politiques RSE peuvent constituer des démarches de création de valeur.

Comment VISCONTI accompagne ses clients dans leur stratégie RSE ?

L’accompagnement VISCONTI

La majorité des dirigeants coachés par les Partners VISCONTI réfléchissent aux problématiques de dérèglement climatique, d’engagement des collaborateurs et à la nécessité d’évolution vers une gouvernance plus responsable.

VISCONTI accompagne ses clients sur cette prise de conscience des nécessités en leur posant des questions qui les amènent à réaliser l’intérêt de mettre en place une politique RSE.

Le coach VISCONTI aide ensuite sur la manière de procéder. Le coach est donc présent aux niveaux de prise de conscience, de démarche didactique, puis de la question du comment.

Les Partners VISCONTI ne sont pas conseillers en RSE mais ils ont les compétences pour aider leurs clients dans la mise en œuvre de la stratégie et de l’exécution via un réseau de partenaires.

Quelles opportunités offre la mise en place d’une démarche RSE ?

Le principal frein à la mise en œuvre de la démarche RSE réside dans le fait les contraintes et les coûts que constatent les chefs d’entreprise.

Mais les retombées positives sont multiples : la potentielles mise en œuvre d’économies et la création de véritables opportunités, tout en remettant en cause le business model de l’entreprise, voire en créant de nouveaux modèles qui vont générer une augmentation du profit.

Parmi les opportunités RSE on peut aussi citer la mise en place d’économies circulaires, la montée en performance des installations, les émissions évitées chez les clients, le fait d’attirer des parties prenantes : clients, consommateurs, fournisseurs…

La stratégie RSE est une démarche à réfléchir, la réglementation impose aux entreprises dépassant certains seuils de prendre des mesures environnementales mais leur mise en place dépend du secteur d’activités de l’entreprise et de la vision de son dirigeant.

L’intégration d’une politique RSE est à planifier et déterminer de manière cohérente par rapport aux enjeux et à la mission de l’entreprise. Nos coachs vous accompagnent et vous aiguillent dans ce changement majeur.

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